Enquête publique
Participation du public sur le site des Tuileries (Domène)

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ZAC des Tuileries : opposition au choix du site et demande d’étude des alternatives

Proposé par MAPAY Le 7 octobre 2026

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Enquête publique

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Habitante du Versoud, à proximité immédiate du projet, je souhaite faire part de mon opposition au projet de ZAC des Tuileries dans sa forme actuelle, et plus particulièrement au choix de ce site pour accueillir une nouvelle zone d’activités économiques.

Je comprends parfaitement la nécessité de maintenir et développer l’activité économique sur notre territoire. En revanche, je m’interroge sur la pertinence d’artificialiser un nouveau secteur alors que notre territoire dispose déjà de nombreux espaces industriels ou anciennement industriels susceptibles d’être réhabilités.

1. Pourquoi artificialiser de nouveaux espaces alors que des friches existent ?
À proximité du projet, plusieurs exemples montrent qu’il est possible de réutiliser du foncier déjà artificialisé.
Au Versoud, le site du Pruney, ancien site lié aux Papeteries de Lancey, a notamment été reconverti en zone artisanale d’environ 10 hectares.
Les anciennes Papeteries de Lancey à Villard-Bonnot constituent également un important site industriel faisant l’objet de démarches de réhabilitation. D’autres opérations de reconversion de friches existent dans la vallée du Grésivaudan et sur le territoire métropolitain.
À Domène, les anciennes Papeteries constituent également un ancien site industriel qui mérite, selon moi, d’être intégré à la réflexion sur les possibilités de reconversion du foncier déjà artificialisé.
Je ne prétends pas que tous ces sites soient immédiatement disponibles ou techniquement adaptés. Je demande qu’ils soient réellement étudiés et comparés avant de décider d’artificialiser un nouvel espace.

2. Une demande qui rejoint les observations de l’Autorité environnementale
Cette question me paraît d’autant plus importante que la Mission régionale d’autorité environnementale (MRAe) a elle-même recommandé, dans son avis sur le projet, de compléter l’analyse par l’étude des sites en friche ou potentiellement en friche dans un périmètre pertinent.
Elle recommande également d’envisager que l’ouverture du site soit conditionnée à la reconversion des friches industrielles disponibles ou, à défaut, à la justification de leur inadéquation aux activités envisagées.
Je demande donc que cette recommandation soit réellement prise en compte avant toute décision définitive concernant la ZAC des Tuileries.

3. Une nouvelle artificialisation alors que la Métropole affiche des objectifs de sobriété foncière
La Métropole affirme vouloir privilégier la densification et la requalification du foncier économique existant.
Dans ce contexte, il me semble nécessaire de démontrer pourquoi la création d’une nouvelle zone d’activités sur ce secteur serait préférable à la réhabilitation de terrains déjà artificialisés.
Le besoin de développer l’économie ne doit pas conduire automatiquement à consommer de nouveaux espaces agricoles et naturels.

4. Des conséquences importantes sur les déplacements et le cadre de vie
La circulation dans l’agglomération grenobloise et dans la vallée du Grésivaudan est déjà particulièrement difficile.
Une nouvelle zone d’activités entraînera nécessairement de nouveaux déplacements : salariés, véhicules professionnels, livraisons et transports de marchandises.
Habitant au Versoud, à proximité immédiate du projet, je suis également directement concernée par les conséquences paysagères et les nuisances potentielles du projet : modification des perspectives, trafic, bruit, éclairage nocturne et activité économique.
Les mesures paysagères prévues peuvent limiter certains impacts, mais elles ne supprimeront pas la transformation durable d’un espace aujourd’hui ouvert.

5. Mes demandes
Je demande donc, avant toute nouvelle artificialisation :
- la publication de l’inventaire des friches et fonciers économiques déjà artificialisés susceptibles d’accueillir des activités ;
- la liste des sites réellement étudiés comme alternatives aux Tuileries ;
- les raisons précises pour lesquelles ces sites auraient été écartés ;
- une comparaison objective entre ces sites et le secteur des Tuileries ;
- une évaluation complète des conséquences du projet sur la circulation, les nuisances, le paysage, la biodiversité, les zones humides, les terres agricoles et la qualité de vie des riverains.

La maîtrise foncière de l’ensemble du périmètre n’étant par ailleurs pas encore achevée, avec des acquisitions auprès de nombreux propriétaires privés encore nécessaires, il me semble que le calendrier du projet doit justement permettre d’approfondir ces alternatives.
Avant de construire sur un nouvel espace, il faut démontrer que toutes les possibilités de réutilisation des espaces déjà artificialisés ont réellement été étudiées.
Je ne suis pas opposée au développement économique du territoire. Je demande simplement qu’il soit réalisé de manière cohérente avec les objectifs de sobriété foncière et de préservation de notre environnement.

Pour toutes ces raisons, je suis opposée au projet de ZAC des Tuileries dans sa forme actuelle et demande que le choix de ce site soit réexaminé au regard des alternatives foncières existantes.

Je souhaite que cette contribution soit pleinement prise en compte dans le cadre de la participation du public et qu’une réponse précise soit apportée aux différentes demandes formulées.