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Concertation préalable
Collectivités : se faire de l’argent (sale) en polluant ?
Proposé par Anonyme Le 04 avril 2019
État
Soumission Déposée
Type
Concertation
Informations pratiques
Le principe consistant à considérer que polluer l’environnement peut être une source de financement est profondément malsain et pervers
Description
Collectivités : se faire de l’argent (sale) en polluant ?
L’un des principaux arguments avancés par certains élus pour justifier le déploiement de la publicité dans l’espace public et notamment sur les trottoirs de nos villes (publicité sur mobilier urbain) est l’argument financier.
Taxe locale sur la publicité et les enseignes (TLPE), installation de panneaux publicitaires sur le domaine public dans le cadre d’un contrat avec un ou plusieurs afficheurs, contrats de mobilier urbain, la publicité permet en effet aux communes de « se faire de l’argent ».
En outre, concernant la publicité sur mobilier urbain, est mis en avant le « service rendu ». Il s’agit par exemple de l’information des collectivités, la mise à disposition d’abris pour voyageurs et l’entretien de ces derniers, la mise en place et la gestion de stations de vélos en « libre-service » dans le cadre de contrats de publicité avec un afficheur.
Ces arguments sont bien sûr constamment mis en avant par les afficheurs lors des réunions RLP et dans le cadre de leur « communication » auprès des collectivités (L’afficheur JCDecaux tient boutique au congrès des maires de France…).
De l’argent (sale)…qu’il faudra payer très cher
Le principe consistant à considérer que polluer l’environnement peut être une source de financement est profondément malsain et pervers : la vocation d’une collectivité ne peut être en effet de se « financer » en :
- Organisant la pollution de l’espace public et du cadre de vie des habitants ;
- Consacrant des lignes budgétaires à l’embellissement de l’espace public tout en polluant et agressant ce même espace public jusque sur les voies publiques ;
- Réduisant d’une main l’éclairage public tout en programmant de l’autre l’installation de dizaines ou de centaines de sources lumineuses supplémentaires et énergivores ;
- Favorisant ainsi un gaspillage énergétique éhonté, notamment en autorisant les écrans numériques ;
- Installant massivement des panneaux publicitaires jusque dans les lieux qui relèvent directement de sa responsabilité (domaine public, domaine privé de la collectivité, trottoirs) et donc en faisant exactement le contraire de ce qu’elle demande à ses propres administrés de faire ;
- Favorisant jusque dans nos rues l’incitation continuelle à consommer toujours plus et donc à gaspiller les ressources de la planète ;
- Mettant en difficulté les populations fragilisées, souvent très vulnérables face aux manipulations et au harcèlement publicitaires ;
- Favorisant la grande distribution, qui, à force de multiplier les campagnes publicitaires à grande échelle, finit par éradiquer de certains territoires la quasi-totalité des commerces de proximité et des commerces de centre-ville ou de centre-bourg ;
- Faisant payer par l’impôt et les générations futures la réparation des multiples dégâts ainsi induits.
Commentaire
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